La Fanfare 1884-1885

1884
La Sainte-Cécile

Au livre de caisse, nous trouvons au 1er avril 1884 une somme de trente-huit francs disponible. Les fêtes suivirent leur cours habituel, mais avec un peu moins d’entrain. Toutefois, la Sainte-Cécile eut encore une certaine animation, et si l’on en croit l’histoire, quelques têtes tournèrent pendant le bal : le chef de musique, Voland, chaque fois qu’il passait en dansant près de Legeard, qui portait un chapeau haut de forme, lui administrait de formidables coups de poing par amusement — si bien que le gibus finit en accordéon. Legeard le laissait faire, et pour cause : le gibus n’était pas à lui, mais au malheureux Voland lui-même, qui ne s’en aperçut que trop tard.

Voland succède à Ouchet

Cette année fut funeste : le sieur Théodore Ouchet, chef de la fanfare, commença à ne plus faire régulièrement les répétitions, parce qu’elles avaient lieu à la mairie et que, dès lors, les exécutants ne consommaient plus beaucoup à son établissement. Ce manque d’assiduité entraîna un changement de direction : Voland, dont nous venons de parler, fut nommé chef de fanfare depuis quelques mois, Ouchet continuant d’y venir comme simple musicien. Mais la situation était difficile pour l’ancien chef, obligé de se soumettre à l’un de ses anciens subordonnés. Le désordre s’installa dans les rangs, et l’on fut bientôt obligés de se séparer.

La dissolution

Ce qui mit le comble au désarroi, ce fut qu’Arthur Chotard et Silvain Landré ayant demandé à apprendre des instruments, Ouchet refusa de les instruire.

1885

Le 17 novembre 1885, les musiciens passèrent à la caisse et furent réglés chacun selon leurs droits : la fanfare fut ainsi dissoute.