La Fanfare d’Athée sur Cher
1870
L’année 1870, année si terrible pour la France entière, le fut aussi pour les Pompiers et pour la Fanfare.
Les manœuvres et revues se succédèrent jusqu’au jour qui ferme le livre des Pompiers d’Athée : dernière revue le premier dimanche de juin 1870. Ce jour-là, Rousseau était absent.
À dater de ce jour : plus de Pompiers, plus de Musique !
Concours de Loches
1er Triomphe
Mais avant de disparaître pour un temps, heureusement fort court, notre bonne fanfare était allée à Loches prendre part à de mémorables luttes musicales. La première médaille gagnée par le talent de nos artistes, attachée à la bannière près de celle du festival de Chenonceaux, fut une médaille d’or petit module portant la date : « Loches 1870 ».
Une autre médaille d’argent, plus grande et portant la même date, y fut adjointe comme plaque commémorative. À cette époque, Rousseau avait déjà depuis un certain temps abandonné le piston pour prendre un alto.
Un deuil
Enfin, pour que le deuil fût plus complet encore — après les désastres de la Patrie et la dislocation de la Fanfare — nos musiciens perdirent un de leurs bons camarades : Henri Taillandier, qui mourut le 29 janvier 1871.
1871
Un héritage
Comme il était propriétaire de la grosse caisse, il voulut, en mourant, la léguer à la société musicale dite « Fanfare d’Athée ». Voilà comment nous possédons encore ce souvenir, et comment aussi nous transmettons avec le temps la preuve que les musiciens tiennent aux traditions anciennes de leur noble société.