La Fanfare d’Athée sur Cher
1862
En 1862, ce fut le tour de Ross, Babault et Rousseau, qui s’offrirent des absences de revue et de manœuvres, et même à la fête de l’Empereur, le banquet ne suffisait plus pour les maintenir dans les rangs. À part cela, rien à leur reprocher : bons musiciens, soldats soumis, ils s’inclinaient sous les coups du règlement et payaient régulièrement leurs amendes.
1863
La Fanfare avait dix ans, mais en l’année 1863, est-ce le Secrétaire qui à son tour s’oublie ? Ou bien est-ce que la Compagnie et la musique ont obtenu un congé d’un an ? Toujours est-il que le livre de la Compagnie ne nous donne aucune indication : c’est le calme plat ! La caisse, celle de la musique comme celle du trésorier, ne rend plus aucun son.
La naissance d’une grosse-caisse
Puisque nous en sommes à la caisse, parlons-en. Déjà, Émile Longuet, par ordre du médecin, avait dû abandonner les instruments à vent qui épuisaient sa santé et menaçaient de lui arracher le dernier soupir. On lui avait conseillé un exercice plus salutaire et surtout moins débilitant.
Il avait obéi, et la Compagnie s’étant procuré une grosse-caisse, il la battait déjà avec rythme et talent. Cette grosse caisse prit donc naissance vers cette époque et maintenant, nous saluons la plus vieille relique que la fanfare possède des temps glorieux de sa fondation. S’il était permis de lui décerner, comme aux bons et loyaux serviteurs, une médaille d’ancienneté, il y a longtemps que nous aurions préparé cette fête. Espérons que celle qui a marché avec nos ancêtres de la Fanfare retrouvera encore de puissantes notes, pour la cinquantaine vers laquelle notre société se hâte de courir.
1864
Le lundi de Pâques 1864, le livre de la Compagnie reprend enfin ses listes de revues et de manœuvres comme précédemment. Il ne nous donne pas de nombreux détails ; cependant, pour la première fois, parlant de la Ste Barbe, fête des pompiers, il nous fait mention d’un punch offert à la Compagnie, d’un carillon pour annoncer la fête et enfin du canon qui retentit pour célébrer la patronne des sapeurs. Il paraît que chaque année autrefois, et jusqu’en 1870 encore, on pratiquait ces usages.
1865
Le jour de la Toussaint, 1er novembre 1865, une manœuvre nous rappelle qu’il existe encore des Pompiers et des musiciens, car depuis le 4 décembre 1864 il n’était plus question ni des uns ni des autres ; mais le 1er dimanche de décembre 1865, une revue les mit tous en place et la Ste Barbe les retrouva prêts à festoyer joyeusement.