La Fanfare d’Athée sur Cher
1857
La ville de Bléré, à 7 kilomètres d’Athée, organisa un concours — ou plutôt un comice agricole — qui eut lieu dans la plaine située entre La Croix et Civray-sur-Cher. Les Pompiers et les musiciens d’Athée voulurent y prendre part.
Concours de Bléré
Les premiers uniformes
Jusque-là, ils avaient manœuvré militairement, c’est vrai, mais sans le prestige du costume : ils étaient en tenue civile. Ils eurent l’ingénieuse idée de se procurer à Tours, dans une superbe occasion, les uniformes des anciens Garde-Nationaux.
Chacun ayant donc acheté à ses frais la tunique, les épaulettes et le ceinturon, il ne s’agissait plus que de se procurer des casques. Les Pompiers eurent le casque en cuivre, tel qu’on le portait à cette époque ; les musiciens reçurent de Paris de magnifiques schakos avec un plumet tricolore un peu long, mais d’un bel effet. Et comme ces schakos étaient surtout de parade, on leur donna pour les manœuvres des casques à pointe, en cuir noir, un peu dans la forme des casques prussiens.
Ce fut avec ces costumes, qu’ils portaient assez gaillardement, que la Compagnie s’en alla, musique en tête, au fameux concours de Bléré. À la fin de cette journée, la ville de Bléré, après un feu d’artifice tiré dans l’île, offrit à tous les musiciens et pompiers un banquet des plus joyeux, à l’hôtel des « Trois Barbeaux ».
1858
Les bonnets à poil
Vers le mois de janvier ou février 1858, on chanta solennellement un Te Deum d’actions de grâces, à l’occasion d’un attentat contre l’Empereur, auquel Napoléon III avait échappé comme par miracle. C’est à cette occasion que furent inaugurés les célèbres bonnets à poil et les tabliers que portèrent ensuite Volant et Delétang. La musique prêta son concours en cette circonstance.
Nous trouvons en 1858 quatre revues signalées par le livre de la Compagnie : les 7 mars, 4 juillet, 5 septembre et 6 novembre. Le 15 août, fête de l’Empereur, on chanta de nouveau le Te Deum.
1859
L’année 1859 s’écoula sans incidents remarquables. Le livre de la Compagnie nous parle seulement, au 3 avril, d’une retraite — probablement la première retraite aux flambeaux — où la musique se réunit aux tambours des Pompiers. Les fêtes, les revues, les manœuvres, tout alla pour le mieux.