La Fanfare d’Athée sur Cher
1868
2e fête à Chenonceaux
Il en fut de même en 1868.
La fête de Chenonceaux en eut pour la Fanfare un attrait nouveau cette année là. M. Wilson, voulant remercier les fanfares et musiques des environs, offrit à chacune d’elles une bannière. Mais pour des motifs qui nous sont inconnus aujourd’hui, la distribution de ces souvenirs n’eut lieu que huit jours après la fête, et non pas à Chenonceaux mais à Bléré.
Cependant, la fête fut très belle elle eut lieu le 17 mars, on y dansa avec entrain, et les londrès qu’on y fuma ont encore laissé pour certains, des parfums inoubliables. Le jour de la distribution des bannières, un banquet fut offert à toutes les sociétés présentes, et pour ne pas créer des rivalités les places du banquet furent tirées au sort.
La bannière de la fanfare
La Bannière, premier étendard de la fanfare nous la possédons encore; elle est en soie mohairée violette, galonnée et frangée d’or, elle porte au centre une lyre et l’inscription : »Fanfare d’Athée ». Une médaille commémorative y fut attachée, elle porte en exergue : Festival de Chenonceaux 17 mai 1868.
La Grosse-caisse en succession
Ce fut au cours de cette année, qu’Emile Longuet fit ses adieux à sa grosse caisse, il se procura une caisse roulante et s’en alla à Bléré pour recevoir quelques leçons de ce nouvel instrument.
Sur ces entrefaites, Henri Taillandier s’offrit à remplacer Longuet à la Caisse mais il voulut en être propriétaire et l’acheta à la Compagnie.
1869
Une croix à la cheminée
Ce qu’il y eut de remarquable en 1869 en dehors des revues et des manoeuvres, c’est d’abord un phénomène si l’on peut ainsi parler. Demandez le au Sergent Landré, il a trouvé cela si extraordinaire, qu’il l’a consigné sur son livre. Eh bien! le jour de la fête de l’Empereur, le quinze aout, chose qui jamais ne s’était produite, pas un seul musicien, pas un seul Pompier, pas même un Sapeur ne manqua au rendez-vous. Oui!! ce jour là tout fut au complet!!!
A l’Opéra chez Nandin
Ensuite c’est aussi vers cette époque que la Fanfare d’Athée qui commençait déjà à faire des envieux dans les communes avoisinantes, fut convoquée par M.Nandin, pour une soirée théatrale qui se donnait dans l’hotel du Croissant dont il était propriétaire à St Martin le Beau. Nos artistes s’y rendirent et furent comblés d’applaudissements et de bravos.