La Fanfare d’Athée sur Cher
1860
Aux revues et manœuvres de 1860 nous remarquons que Ross et Th. Rousseau, ne se génèrent pas beaucoup pour se payer des absences, mais ils sont punis par des amendes.
Le 17 juin de cette année 1860 il y eut encore un Te Deum solennel.
Pas d’accord
Le 10 juillet, la Musique et les Pompiers durent assister au service célébré pour le Prince Jérome, mais un bon nombre n’y étaient pas, les tambours eux-mêmes n’y vinrent pas, c’était une marche silencieuse et nous ne savons comment expliquer ces nombreuses absences, car la discipline ne plaisantait pas.
Les Pompiers il est vrai n’étaient pas toujours d’accord, il y eut déja à cette époque des meneurs, et de beaux parleurs, qui de temps à autre cherchaient à indisposer les autres contre leur chef. La politique elle aussi s’en mèla et le désordre en fut quelquefois la conséquence. Un jour à l’occasion des Processions de la Fête-Dieu quelques hommes tels que Volant, Veillault Vincent etc .. se refusèrent à assister à la cérémonie, par principes anti-religieux, d’autres, tels que Raimbault Rateau etc à cause d’une certaine antipathie pour leur chef les imitèrent; si bien que le lieutenant De Laluisant ne trouvant pas les hommes assez nombreux décida que la compagnie n’irait point à la procession.
Un brave sapeur qui n’a pas peur
Mais un certain sapeur, du nom de Bigot qui ce jour-là avait revétu son uniforme, se présenta en armes et ayant appris la décision du chef, s’écria : »Tant pis moi je suis habillé pour la procession, j’y assisterai quand même je serais seul; et il tint parole, seul avec son fusil il accompagna la Procession se moquant des réflexions plus ou moins malveillantes de ses camarades. Il ne survécut pas longtemps à cet exploit, et mourut en 1864.
Les revues eurent lieu en 1860 les 5 mars 5 aout 2 septembre et 4 novembre.
Le 10 Xbre, la Compagnie des Sapeurs-Pompiers ayant fait son règlement de compte, le secrétaire trésorier qui était alors le sergent François Raimbault, remit sa démission entre les mains du lieutenant Henri de Laluisant qui l’accepta.
1861
Une élection chez les Pompiers
Pour donner une idée de l’ordre et de la fidélité avec lesquels on respectait la discipline dans la Compagnie, nous allons citer dans son entier un procès-verbal copié dans le livre des Pompiers, nous respecterons même les fautes d’orthographe :
L’an mil huit cent soixante et un Le dix sept février à Douze heures du matin, en exécution de la convocation de l’officier commandant la Compagnie de Sapeurs Pompiers de la Commune d’Athée, à l’efet d’élire un sergent manquant pour cause de démission.
Le bureau, composé de Monsieur de Laluisant président, de M.M. Hardion Pierre, Rousseau Victor, Ouchet Théodore, Landré Silvain, est entré en séance et a choisi pour Secrétaire Hardouin Pierre qui a pris place immédiatement au bureau. Le scrutin étant resté ouvert une heure edemi, le président a déclaré le bureau fermé, et procédé immédiatement au dépouillement des votes de la manière suivante :
La boite du scrutin a été ouverte, les bulletins comptés par les membres du bureau, ont donné les résultats suivants :
Bulletins trouvés dans la boite : 24
Votants constatés par la parafe : 24
Le Dépouillement terminé a donné le résultat suivant : La majorité étant acquise a M. Landré Silvain, il a été nommé sergent.
Le présent procès verbal a été dressé séance tenante a été signé par les membres du bureau :
Signé : de Laluisant, Rousseau, Hardouin, Théodore Ouchet, Landré. »
Le 3 mars, il y eut une revue, et l’ancien sergent Raimbault, qui restait simple sapeur-Pompier, commença dès ce jour à faire des absences plus que fréquentes.
Au 15 aout, fète de l’Empereur, deux musiciens : Longuet et Babault se trouvèrent absents de la cérémonie et aussi du banquet qui suivit.